Centre Jacques-Seebacher

Une bibliothèque de recherche consacrée au xixe siècle

Le centre de ressources Jacques-Seebacher, prolongement d’une tradition de recherche, vivace à l’université Paris 7, qu’illustrèrent dans le passé Pierre Albouy, Jacques Seebacher et Guy Rosa, est consacré à la littérature et à la civilisation du xixe siècle. Il est d’abord un lieu de travail et une bibliothèque de recherche dotée d’un fonds documentaire pluridisciplinaire (littérature, philosophie, histoire, arts, sciences sociales…) regroupant des ouvrages anciens aussi bien que des études critiques et savantes, des thèses et des microfilms (de manuscrits et de journaux du xixe siècle). Ce fonds est consultable sur place ; une partie des ouvrages peuvent être empruntés. Le centre offre également aux chercheurs et aux étudiants la possibilité de se réunir pour des groupes de travail ou des séminaires dans la proximité immédiate de leurs objets d’étude (voir l’agenda en ligne).

Le centre de ressources Jacques-Seebacher a pour vocation de fédérer les chercheurs dont les travaux portent sur le xixe siècle. Les groupes de recherches consacrés à des auteurs majeurs (Balzac, Hugo, Michelet) réunissent régulièrement des spécialistes nationaux et internationaux. Les programmes de recherches favorisent quant à eux la collaboration des chercheurs de différentes disciplines au sein de l’université Paris Diderot et, plus largement, de la communauté d’universités Sorbonne Paris Cité. De 2015 à 2018, le centre met en œuvre le programme « Humanités romantiques » (HumaRom), financé par l’Initiative d’excellence (Idex) de la COMUE.

Des ressources en ligne

Le centre Jacques-Seebacher souhaite associer à la documentation sur support matériel (livres et microfilms) qui constitue sa bibliothèque un ensemble de ressources numériques disponibles sur ce portail. Plusieurs projets relevant des humanités numériques sont actuellement en chantier : transcription de manuscrits, plate-forme collaborative d’édition critique, histoire des études dix-neuviémistes, répertoire des ressources bibliographiques en Île-de-France. Le développement de ce volet numérique est financé par une action de recherche structurante de l’université Paris Diderot.

Jeunes chercheurs

Enfin, le centre encourage les travaux de jeunes chercheurs, et ce dès le master. Le prix de Master récompense, notamment par sa publication en ligne, le meilleur mémoire de l’année portant sur le xixe siècle (dans le périmètre de la COMUE SPC). Les doctorants liés au centre peuvent animer des séminaires d’édition critique ou développer d’autres projets en bénéficiant de toutes ses ressources.

Le fonds des livres anciens

La bibliothèque du xixe siècle compte quelque 4 500 livres anciens – antérieurs à 1914 –, soit plus du quart de son fonds.

Ils proviennent de dons, de legs ou de dépôts (250 ouvrages) faits par des collègues, en fonction de l’utilité de tels livres pour les chercheurs (D. Grojnowski, J.‑M. Hovasse, Fr. Marmande, J. Seebacher, A. Ubersfeld…). La bibliothèque de la Sorbonne, celle de l’ENS de Cachan, ont également mis à la disposition des fondateurs de la bibliothèque une centaine d’ouvrages tirés de leurs surplus. Le lycée Jacques-Decour, anciennement collège Rollin, a déposé une partie de son fonds (près de 2 000 ouvrages).

Le reste du fonds ancien provient d’achats effectués auprès de libraires d’ancien par les membres de l’équipe xixe siècle, Jacques Seebacher et Guy Rosa d’abord, maintenant Sophie Lucet.

La constitution du fonds, œuvre de plusieurs décennies, reflète l’investissement et les choix de chercheurs marquants. Elle témoigne de l’histoire des études dix-neuviémistes entre 1976 et aujourd’hui.

Quant à la nature de ces livres anciens, ce sont :

  • beaucoup d’éditions, parfois originales, d’œuvres d’auteurs peu connus, mais importants, indisponibles dans le commerce, tels que Maxime Du Camp, Erckmann-Chatrian, le général Foy, Mgr Frayssinous, L. Veuillot, L. Vitet, A. Karr, J. et X. de Maistre… ; ou d’œuvres méconnues d’auteurs de premier plan (Gautier, Sand, Lamartine, Chateaubriand et Michelet) ;
  • des ouvrages de critique – genre dont l’obsolescence est rapide et parfois injustifiée –, toujours précieux, quelle que soit leur qualité, pour caractériser la réception d’un auteur et l’horizon d’attente d’un public : René Doumic, J. Lemaitre, La Harpe, J. Janin, E. Lefranc, quantité de thèses ;
  • des ouvrages de sciences humaines, essentiels pour l’histoire des idées et des mentalités : Joseph Droz, Dulaure, Fustel de Coulanges, Joubert, Villemain, Guizot, Tarde, Taine, Collin de Plancy, Legouvé, N. Lemercier, Bergson… ;
  • des dictionnaires et ces séries documentaires dont le xixe siècle est grand producteur et consommateur : le dictionnaire de Moreri (principale source de l’érudition hugolienne), L’Art de vérifier les dates de Saint-Allais, l’Encyclopédie de Diderot, le Dictionnaire historique et critique de Bayle, l’Encyclopédie théologique de l’abbé Migne, les dictionnaires d’argot (Lorédan Larchey, Delvau), le Grand Dictionnaire universel de Larousse, évidemment, le Dictionnaire de la conversation, le Dictionnaire géographique portatif de Malte-Brun, le Dictionnaire historique portatif de Ladvocat, le Dictionnaire historique, critique et bibliographique de Chaudon et Delandine, les dictionnaires biographiques (Dezobry, Dantès, Vapereau), bibliographiques (Barbier), les dictionnaires de langue (Napoléon Landais, Lafaye, Guizot, l’Académie), beaucoup d’autres. Plusieurs de ces dictionnaires existent en réédition électronique ; ceux qui l’ont tentée savent que leur consultation sur le web est épuisante et décourageante ;
  • un fonds spécialisé de théâtre de la seconde moitié du xixe siècle et des premières années du xxe, formé par Sophie Lucet.

Ces livres sont tous consultables sur place, mais en partie exclus du prêt.

Accéder au catalogue en ligne de la bibliothèque